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TRAPPIST-1 : L’étoile naine et ses sept planètes de la taille de la Terre

Le système TRAPPIST-1 Vue d'artiste depuis l’orbite de l’une des planètes du système TRAPPIST-1. Crédit: ESO/ N. Bartmann/ spaceengine.org

TRAPPIST-1 : L’étoile naine au sept planètes de la taille de la Terre

La NASA a annoncé le 22 février dernier la découverte d’un système planétaire composé de sept exoplanètes probablement toutes telluriques d’une taille proche de celle de la Terre. De plus trois seraient situées dans une zone compatible avec la présence d’eau liquide et donc potentiellement habitables. Cette découverte a été faite par une équipe internationale menée par l’astronome belge Michaël Gillon et impliquant notamment des chercheurs du CNRS, du CEA et de l’UPMC au Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux), au Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/UPMC/École polytechnique/ENS). Ils ont publié l’étude dans la revue NATURE du 23 février 2017. A l’aide de nombreux télescopes dont le VLT et Spitzer, ils ont surveillé l’étoile TRAPPIST-1. Il s’agit d’une naine rouge située dans la constellation du Verseau à 40 années-lumière de la Terre bien plus petite que notre Soleil. Le diamètre de cette étoile ne correspond qu’à seulement 11% du diamètre du Soleil. A titre de comparaison TRAPPIST-1 est assez proche de Jupiter en taille. Si la géante gazeuse à plusieurs lunes, cette étoile a sept planètes qui gravitent autours d’elle et qui sont de dimensions similaire à la Terre. Ces exoplanètes ont toutes été détectées avec la méthodes des transits.

Michael Gillon s’enthousiasme car les six planètes les plus proches de leur étoile hôte seraient de composition rocheuse et certaines pourraient abriter de l’eau sous forme liquide.

“Ce système planétaire est tout à fait surprenant – non seulement parce qu’il abrite un si grand nombre de planètes, mais également parce qu’elles sont toutes étonnamment semblables à notre Terre !” et il ajoute “Le rayonnement issu d’étoiles naines telle TRAPPIST-1 est bien plus faible que celui émis par notre Soleil. La présence d’eau en surface suppose donc que les planètes se situent à plus grande proximité de leur étoile hôte que les planètes de notre Système Solaire. Par chance, il semble que ce type de configuration compacte existe autour de TRAPPIST-1 !”

Les planètes sont nommées en fonction de la distance avec l’étoile, Trappist-1a étant la plus proche de son soleil. Potentiellement elles pourraient toutes abriter de l’eau liquide en surface. Toutefois les planètes TRAPPIST-1b, c et d seraient probablement trop chaudes pour qu’elles en soient recouvertes et TRAPPIST-1h serait trop éloignée de son étoile et donc trop froide. Par contre TRAPPIST-1e, f et g sont dans une zone compatibles avec l’existence d’eau liquide.

Vues d’artiste des planètes composant le système TRAPPIST-1 et des planètes rocheuses du Système Solaire

Plusieurs vues d’artiste de l’aspect supposé – océans d’eau liquide inclus – des sept planètes orbitant autour de TRAPPIST-1 comparées aux planètes du système solaire. Crédit NASA

Après la découverte de Proxima b, TRAPPIST-1 est une cible extrêmement prometteuse pour la recherche de vie en dehors du système solaire.

Source

Le communiqué de presse du 22/02/2017 de l’ESO est disponible ici. Celui publié par le CNRS est ici. L’étude publiée dans le revue Nature est ici.

Pour en savoir plus

Retrouvez l’article publié dans le journal du CNRS : Ce système de sept planètes pourrait être habitable

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