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Première cartographie des couches internes d’une naine blanche (Podcast)

naine blanche De KIC08626021, une naine blanche à peine plus grande que la Terre située à 1375 années- lumière aux limites des constellations du Cygne et de la Lyre, ne nous parvient qu’un très faible éclat. Pourtant d’infimes vibrations -- des tremblements d’étoile -- ont pu être mesurées avec une grande précision à sa surface. Ces séismes nous dévoilent pour la première fois les mystères enfuis au coeur même de ces fossiles stellaires (Crédit: Stéphane Charpinet).

Première cartographie des couches internes d’une naine blanche

Le site « ça se passe là-haut » présente les résultats d’une étude menée à partir du télescope spatial Kepler pour étudier l’intérieur d’une étoile de type naine blanche. On peut dire que les scientifiques ont eut quelques surprises en découvrant les résultats. Extrait: Une équipe d’astrophysiciens internationale vient de cartographier pour la première fois la structure interne d’une étoile naine blanche, grâce à une étude fine d’astérosismologie (technique d’étude de la structure interne des étoiles) effectuée avec le télescope spatial Kepler. Ils trouvent évidemment des nouveautés par rapport à ce qu’on pouvait attendre…

Source

L’intégralité de cet article publié le 10/01/2017 sur le site « ça se passe là-haut » est ici.

Le CNRS a publié un communiqué de presse scientifique concernant cette étude publiée dans la revue Nature du 8 janvier 2018

Un cœur stellaire défiant les prédictions : voici ce que dévoile la première cartographie de l’intérieur d’une étoile naine blanche réalisée par une équipe internationale menée par une jeune chercheuse de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP, CNRS / UPS). Cette  avancée  va  permettre  de  mieux  comprendre  les  mécanismes  physiques impliqués dans l’évolution des étoiles et de notre Soleil. Ce résultat est publié dans la revue Nature du 8 janvier 2018.

C’est en exploitant les données du satellite Kepler de la NASA sur les pulsations de l’étoile KIC 08626021 qu’une équipe internationale d’astrophysiciens, menée par une jeune chercheuse de l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP) de Toulouse, a dressé la cartographie de la composition interne d’une naine blanche, successeur lointain d’une étoile semblable à notre Soleil. Les oscillations de luminosité observées à la surface de cette  étoile  ont  pu  être  déchiffrées  au  moyen  de  techniques  « astérosismologiques », analogues aux méthodes qu’emploient les géophysiciens pour étudier la structure de notre planète grâce aux ondes sismiques provoquées par les tremblements de Terre. Les étoiles naines blanches sont les reliques des cœurs de près de 97% des étoiles de l’Univers. Ces véritables fossiles stellaires conservent précieusement en leur sein l’empreinte des processus physiques passés, tels que le brûlage nucléaire et les épisodes de mélange convectif, phénomènes toujours très incertains dans les modélisations actuelles des théories d’évolution stellaire. Obtenir une vue claire de la composition de ces étoiles permettra donc de mieux déchiffrer les phénomènes en jeu lors des phases antérieures de leur évolution.

Au cours de leur lente agonie de naine blanche, durant laquelle elles se refroidissent inexorablement, ces étoiles passent par des phases d’instabilité ou elles se mettent à vibrer. Ces profondes vibrations – ou tremblements d’étoile – sont les clés permettant de lever le voile sur l’intérieur même de ces résidus stellaires. La stratification chimique interne de la naine blanche génère une signature unique sur les modulations lumineuses émergeant de l’étoile qui, une fois déchiffrée, permet d’en cartographier la structure. Et que dévoile-t-on du plus profond de ces étoiles? Non seulement un cœur nettement plus grand et plus riche en oxygène que prédit, mais également le profil de distribution des principaux éléments chimiques présents. Cette découverte offre ainsi un banc d’essai d’une grande précision pour calibrer finement les processus physiques de brûlage nucléaire et de mélange convectif à l’oeuvre dans la plupart des étoiles, en particulier durant les phases d’évolution stellaire pré-naine blanche. Une connaissance précise de la composition chimique interne des naines blanches est également précieuse pour les utiliser comme « chronomètres cosmiques » destinés à la datation des populations stellaires constituant notre Galaxie.

Source

Le communiqué de presse  CNRS-INSU publié le 08/01/2017 est ici.

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