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Avec la mission Ariel l’Europe va étudier des centaines d’exoplanètes

Mission Ariel Ariel devient officiellement la 4e mission de classe intermédiaire du programme « Cosmic Vision » de l'ESA, dotée d’une enveloppe budgétaire de 450 millions d’euros

Avec la mission Ariel l’Europe va étudier des centaines d’exoplanètes

Le 20 mars 2018, l’agence spatiale européenne (ESA) a annoncé avoir retenu la mission Ariel. Il s’agit d’un satellite dédié à l’étude des exoplanètes qui sera positionné au point de Lagrange 2 (L2). Il devrait être lancé en 2028 avec une fusée Ariane 6 pour une durée de vie de quatre ans. Cette mission ambitieuse sur le plan scientifique veut apporter des réponses à la question « Quelles sont les conditions de la formation des planètes et de l’émergence de la vie? »

mission Ariel

ARIEL sera mis en orbite autour du point de Lagrange 2 (L2) à 1.5 million de kilomètres de la Terre. Il tournera autour du soleil de façon synchrone avec la Terre. Crédit Image: ESA/STFC RAL Space/UCL/Europlanet‐Science Office

La mission Ariel va se concentrer sur les exoplanètes de type Jupiter chaude et Super-Terre. On peur lire sur le site de l’Observatoire de Paris, qui est impliqué dans ce projet, que son objectif sera de sonder de manière systématique les atmosphères d’un millier de planètes extrasolaires, des géantes gazeuses aux planètes rocheuses, qu’elles soient chaudes ou tempérées autour d’étoiles de différents types. ARIEL mesurera la composition et la structure des atmosphères planétaires, contraindra la nature des cœurs planétaires, détectera la présence de nuages et étudiera les interactions avec l’étoile hôte. ARIEL sera composé d’un télescope d’environ un mètre de diamètre pour collecter la lumière visible et infrarouge d’étoiles autour desquelles orbite une exoplanète. Un spectromètre étalera cette lumière en ‘arc en ciel’ et, lorsque l’exoplanète transitera devant son étoile, le spectre obtenu présentera des bandes d’absorption de la lumière de l’étoile par les molécules dans l’atmosphère de l’exoplanète. Pierre Drossart, LESIA, Observatoire de Paris explique:

« Ariel est la suite logique des programmes d’observations d’exoplanètes que nous allons conduire avec le JWST. L’approche statistique d’ARIEL est cruciale ; c’est très réjouissant que l’Europe puisse être l’acteur prépondérant de cette nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de l’étude des exoplanétes »

Source

Le communiqué publié par l’ESA le 20/02/2018 est ici. L’agence spatiale italienne qui participe au projet à également publié un communiqué de presse ici. Retrouvez le dossier du CNES ici.

Pour en savoir plus

Pour approfondir et en savoir plus sur la participation française, retrouvez le communiqué publié par l’Observatoire de Paris ici et un communiqué de LESIA (Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique) est ici.

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