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Des planètes autour de l’étoile Trappist-1 pourraient avoir de l’eau

étoile Trappist-1 Image d'artiste d'une des planètes du système Trappist-1. Crédit: ESO /N. Bartmann/ spaceengine.org

Des planètes autour de l’étoile Trappist-1 pourraient avoir de l’eau

Une équipe internationale d’astronomes dirigée par le suisse Vincent Bourrier, de l’Observatoire de l’Université de Genève, a utilisé le télescope spatial Hubble de la NASA et de l’ESA pour vérifier s’il pourrait y avoir de l’eau sur les sept planètes telluriques en orbite autour de l’étoile TRAPPIST-1. Les résultats suggèrent que les planètes extérieures du système pourraient encore contenir d’importantes quantités d’eau. Cela inclut les trois planètes situées dans la zone habitable, ce qui apporte un indice supplémentaire à la possibilité qu’elles soient en effet habitables. Ils ont observé la quantité de rayonnement ultraviolet reçue par les planètes de ce système. Vincent Bourrier explique dans un article publié le 31 août dernier:

« Le rayonnement ultraviolet est un facteur important dans l’évolution atmosphérique des planètes. Si ces planètes ont de l’eau dans leur atmosphère, cette eau peut être sensible au rayonnement ultraviolet émis par l’étoile. » Il précise « Comme dans notre atmosphère, où la lumière ultraviolette brise les molécules, la lumière des rayons ultraviolets peut briser la vapeur d’eau dans l’atmosphère des exoplanètes en hydrogène et en oxygène ».

Comme il est très léger, l’hydrogène gazeux peut s’échapper de l’atmosphère des exoplanètes et être détecté grâce à Hubble. La quantité observée de rayonnement ultraviolet émis par TRAPPIST-1 suggère que les planètes auraient pu perdre des quantités gigantesques d’eau au cours de leur histoire. Les planètes intérieures auraient pu perdre plus de 20 océans terrestres au cours des huit dernières années. Cependant, les planètes extérieures du système ( y compris les planètes e, f et g)  qui se trouvent dans la zone habitable auraient dû perdre beaucoup moins d’eau, suggérant ainsi qu’elles auraient pu en retenir sur leurs surfaces. Cependant, avec les données et les télescopes actuellement disponibles, aucune conclusion finale ne peut être tirée sur l’eau contenue par les planètes en orbite autours de l’étoile TRAPPIST-1. Il faudra attendre la mise en service du télescope spatial James Webb pour confirmer ou infirmer les indices fournis par Hubble.

Source

Le communiqué de presse scientifique publié sur le site SpaceTelescope, le 31/08/2017 est ici.