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Présentation de TESS : Le nouveau chasseur d’exoplanètes de la NASA

TESS Illustration du satellite de de recensement des exoplanètes en transit (TESS). Crédit NASA

Présentation de TESS : Le nouveau chasseur d’exoplanètes de la NASA

Dans la nuit du mercredi 18 avril 2018 (sauf nouveau report), un lanceur Falcon 9 de SpaceX va envoyer le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) pour le compte de la NASA (le lancement sera à voir et revoir ici). Alors que le satellite Kepler arrive en fin de vie, TESS va lui succéder dans la recherche d’exoplanètes. Toutefois ils sont bien différents, le petit nouveau ne pèse que 350 kg, bien loin des 1050 kg de Kepler. De plus ce dernier ne permettait d’observer qu’une toute petite partie de l’espace, environ 0,25%. La mission initiale de TESS qui doit durer deux ans prévoit d’observer les 200 000 étoiles les plus proches de nous. Avec ses quatre caméras, le satellite scrutera 85% de la voûte céleste divisée en 26 bandes, soit 400 fois plus que pour Kepler. Chaque zone sera observée durant un minimum de 27 jours.

Cela va représenter un flux de données colossale à traiter. Chaque jour, TESS va transmettre l’équivalent de 27 gigabits d’information. Elle seront dans un premier temps analysées de manière automatique grâce à plusieurs algorithmes. Les scientifiques prendront ensuite le relais pour repérer de nouvelles planètes en dehors de notre système solaire. Ils estiment pouvoir dénicher environ 300 exoplanètes telluriques de la taille de la Terre ou d’une Super-Terre. Pour détecter de nouveaux monde, le satellite va utiliser la méthode de détections des transits. Concrètement, on observe longuement une étoile, si une planète passe devant cela entraîne une baisse de luminosité.

TESS

Cette animation montre comment une baisse de la luminosité observée d’une étoile peut indiquer la présence d’une planète passant devant elle. Crédit: NASA’s Goddard Space Flight Center

Le but est de constituer un catalogue d’exoplanètes potentielles. Elles seront ensuite observées avec d’autres télescopes depuis la Terre pour définir si elles sont gazeuses ou telluriques. A terme le télescope James Webb devrait permettre aux astronomes d’étudier l’atmosphère de plusieurs de ces planètes, s’il finit par être lancé.

Source

Retrouvez la page de présentation de la mission sur le site de la NASA ici. La page en français sur Wikipédia est ici.

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